J 1 La découverte.
Publié le 30 Juillet 2012
Début du traitement
1 heure que je glande pour attendre la dépanneuse.
Ma nouvelle thérapie devait sans doute impliquer, une nouvelle voiture.
A 100 mètres de Cochin, la tête déjà dans le protocole à venir, et mes interrogations face à cet inconnu, je me suis vautrée sur un terre plein en béton. Je ne sais toujours pas comment cela a pu arriver, mais c'est bel et bien arrivé.
Est ce un signe, le début d'une nouvelle vie. Devoir se débarrasser des vieux débris du passé pour avancer vers du tout neuf. Un organisme bientôt libéré de son chancre et une nouvelle voiture qui ressemblera à une vraie voiture.
Ma poubelle sur roues était parfaitement assortie à ma personnalité. Faire durer ce qui le peut encore en bricolant de bric et de broc et s'en accommoder.
Son circuit électrique était nase, le mien faisait des caprices et cahin-caha , nous avancions vers un avenir incertain, pensant forcer le destin en faisant l'autruche . Elle passait outre ses 275 000 km et moi...y'en aurait trop à dire.
Mes paupières se plombent un peu, sans doute l'interféron qui se manifeste ou la chaleur écrasante.
Le nouveau protocole m'a été bien expliqué, rien de bien compliqué, 3 cachets en plus, c'est rien.
L'équipe est souriante et pleine d'amabilité. Je suis bien une Vip, non plus raisonnablement, une Vic, une very important cobaye. M'en plains pas , c'est même agréable. Fini la queue chez le gastro entre pépé qui a le colon qui gargouille et mémé qui ne supporte plus ses ballonnements. Je ne me moque pas, je suis méchante comme tous les malades. Je me la pète. On ne mélange pas les torchons et les serviettes. Je suis de la race des hépatants. Une aventurière, un globe trotter de la molécule, une de celle qui tente, qui ose et qui y croit ! Je suis une hépatante épatante et je me rassure comme je peux, je m'autocongratule...hum...c'est bon !
Quand même un petit coup de pompe mais ça va. Je n'ai dormi que 4 heures et je viens de perdre mon carrosse, c'est beaucoup d'émotions. J'attends la suite. L'interféron, c'est fait, Riba, c'est fait et tonton et tata aussi. Pas plus contraignant dans la prise et pas plus d'effets secondaires que dans la bithérapie.
Suis agacée, la dépanneuse n'est toujours pas là. Une heure plus tard, la voilà enfin, elle me ramène chez moi . Il est 16h 15. J'espère que les médocs ont tenu le choc dans la glacière.
Direction piscine, c'est bon ça !
Deuxième prise du traitement, je suis en pleine forme.